mardi 17 juin 2008

Poussez, poussez l'escarpolette..



C'est en observant un ami se faire balancer par quelques rafales peu aimables que j'ai compris !


Les conditions semblaient correctes au sol, mais à quelques mètres il en était tout autrement.


Il avait quelques difficultés à tenir sa voile quand brutalement il subit une abatée qu'il maîtrisa parfaitement puis se posa sagement dans la foulée. C'est le balancement induit par l'abatée qui m'a lancé sur cette piste de reflexion.


Où veut-il en venir vous dites-vous avec bon sens ?


Simplement que notre passion n'est qu'un prolongement de notre enfance.


Certes en écrivant cela je n'ai pas le sentiment d'avoir inventé la poudre, mais revenons un peu quelques temps en arrière...la balançoire ça ne vous dis rien ?


Oui je sais les plus machos d'entre nous refuseront véhémentement de reconnaître qu'ils aient pu un jour s'adonner à ce passe-temps de gonzesse mais un peu d'honnêteté ne peut nuire.



Les frissons que nous ressentons en vol ne sont ils pas les mêmes que lorsque nous hurlions de nous pousser plus fort en jetant nos jambes écorchées le plus haut possible, que cherchions-nous sinon à atteindre les nuages !



Lorsque vous croiserez sur vos routes terrestres, quelques marmots sûrement privés de "plaie stécheune" pour se délecter sur une balançoire, faites donc un effort allez les pousser , pas trop fort quand même, et observez les, vous n'imaginez pas à quel point ils nous ressemblent !


REGARDEZ MON AMI GEGE SI VOUS NE ME CROYEZ PAS :
L'IMAGE MEME DU BONHEUR DE VOLER.


Pour abonder dans mon sens, je vais vous narrer la livraison épique de mon PAP tout neuf.

Bien entendu il avait été chargé dans le mauvais avion qui est arrivé un vendredi matin à la Réunion, et le vendredi comme partout en France, les services douaniers ont une fâcheuse tendance à finir plus tôt.


Or le matériel ayant été déclaré comme marchandise dangereuse, une visite des douanes était prescrite ; A ce moment l'enfant qui était en moi est clairement entré en action : il me fallait absolument mon jouet pour le week-end, vous n'imaginez pas les trésors d'imagination et les ressources que j'ai mises en oeuvre pour obtenir ce que je voulais.







Le résultat a été miraculeux puisque j'ai réussi à me faire livrer de nuit sur une station service où je n'ai pas pu m'empêcher de deballer mon paquet cadeau devant les yeux éberlués des clients.


Je crois que j'étais à ce moment à la limite du ridicule mais je suis certains que vous, amis paramotoristes me comprenez très bien !



C'est à se demander pourquoi on dépense autant d'argent pour nos pétrolettes, c'était bien la balançoire...

vendredi 16 mai 2008

Escapade en "Paramotorie"




Cinglé ! voilà le maître-mot , celui qui immanquablement est proféré à l'égard des simples mortels qui tentent de quitter le plancher des vaches à l'aide d'un paramoteur.

Ils sont souvent nombreux les curieux qui, les uns stoppant brutalement leur véhicule terrestre, les autres suspendant leur promenade viennent observer interloqués, le "fou" avec un ventilateur dans le dos et une voile au dessus de la tête qui s'arrache à la pesanteur, l'air réjouit après avoir couru comme un dératé.
Il faut avouer que le spectacle est croquignolet, et c'est justement ce qui en fait le charme.
Une impression de douce folie s'en dégage : à mi-chemin entre Jacques TATI pour sa poésie loufoque et Benny HILL pour son ridicule suranné.


C'est aussi ça le "PARAMOTORISME" : un loisir tout simple, incroyablement amusant avec ce qu'il faut de sport et de technique pour un plaisir ludique mais qui se mérite.

Et ce que l'on découvre dès l'apprentissage : un cercle "Humain" préservé du snobisme, où le goût du partage a encore sa place et qui semble avoir gardé de vieux restes de l'esprit pionnier des débuts de l'aviation.

En tous cas j'y ai trouvé des gens vachement sympas moi dans ce milieu !
Des vendéens au coeur sur la main qui ne vous laissent pas dans le bocage..
Des toulousains satellisant leur gentillesse dans l'espace paramotesque ou ostréicole..
Des bretons vous accueillant dans leur cercle magique et intime de Surzur..
Des belges itinérants à la joie de vivre communicative en transhumance au rythme de leur chariot..
Des Haut-Savoyards artistes de la découpe du tissu qui vous envoie en l'air communiquants leur savoir sans chichis..
et même des réunionnais égarés venus tâter le thermique métropolitain.



Pourquoi cette convivialité et cette simplicité ? Peut-être en raison du relatif faible nombre de pratiquants, de la jeunesse de cette activité, et surtout à mon sens d'une évolution technique en marche et générée par tous.
Les améliorations techniques presque constantes se font grâce à une collaboration suivie entre fabricants (professionnels ou amateurs) et utilisateurs, d'où cet esprit de corps visible, qui règne encore.



Pour combien de temps ? pourvu que ça dure....en attendant profitons en.